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Camisards



Plus d'infos

Musée du désert:
Mas Soubeyran
30 140 Mialet
Tél.04.66.85.02.72
Email : musee@museedudesert.com
www.museedudesert.com

Musée des vallées cévenoles:
95 Grand'Rue
30 270 St Jean du Gard
Tél.: 04.66.85.10.48
Fax: 04.66.85.13.61
Email : valceven@wanadoo.fr
www.museedescevennes.com

Camisard.net:
www.camisard.org

Pays Cévennes

Les cérémonies au « désert »

Au XVI siècle, les Cévennes sont gagnées par les idées de Luther et de Calvin. Les guerres de religion sont ici particulièrement féroces : églises brûlées, temples rasés, familles déportées ou massacrées. . .
Catholiques et protestants se déchirent.
Ce conflit marqua profondément les mentalités, les habitants des paroisses cévenoles restent attachés aux idées de la réforme.
En 1598, le roi Henri IV met fin aux troubles par l’édit de Nantes ; ce dernier autorise les protestants à pratiquer leur religion . . . mais le répit est de courte durée.
Dès les années 1620, les affrontements reprennent. La royauté et l’église catholique cherchent à revenir sur les garanties données par Henry IV.
En 1629, la paix d’Alès marque un recul des droits des protestants. Les pressions pour se convertir au catholicisme se font de plus en plus en plus fortes.

Avec le règne de Louis XIV s’ouvre une période noire pour le protestantisme français. De nombreuses conversions sont obtenues par la force. En 1685, le roi l’édit de Nantes, pourtant pris à titre « irrévocable » par son grand-père, Henri IV.
Face à de telles mesures et aux actions de conversions forcées menées par l’Eglise catholique, les protestants cévenols répondent par les cérémonies au « désert ». Le culte protestant, banni des villes et des villages, se perpétue dans des lieux retirés dans la montagne.
C’est au « désert » que l’on se marie, que l’on baptise ses enfants, et que des pasteurs clandestins tiennent un état civil parallèle au creux des bibles. Tout cela en marge des sacrements officiels et obligés du catholicisme. Les protestants mènent une double vie. Loin de mourir, la foi grandit. Apparaissent des prophètes qui soulèvent les foules par des discours illuminés. La répression se fait alors plus dure. Les protestants surpris au « désert » sont envoyés en prison, aux galères ou pendus.

Le 24 juin 1702, une petite troupe de Cévenols e colère attaque la demeure de l’abbé du Chayla au Pont de Montvert, où des protestants sont emprisonnés.
L’ecclésiastique, un des piliers de la reconquête catholique dans la région, est tué.
C’est l’acte fondateur de la révolte des protestants cévenols qui se poursuivra jusqu’en 1705.
Cette guérilla, menée par de jeunes chefs charismatiques issus du peuple, est le fait de petits groupes très mobiles (5 000 hommes au maximum participèrent aux opérations).
Soutenus par la population et grâce à leur parfaite connaissance du pays, les camisards tiendront tête aux troupes royales chargées de les combattre. Ils seront finalement progressivement vaincus en raison de leur éparpillement politique et militaire.

A partir de 1715, grâce à l’action d’Antoine Court, l’Eglise cévenole renaît. Des pasteurs formés en Suisse, reprennent en main les communautés.
En 1787, l’édit de tolérance pris par Louis XVI donne l’égalité civile aux protestants. La révolution entérine définitivement cet état de fait.

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