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Chartes du Syndicat Mixte


Pays Cévennes

Pays des Cévennes


L'existence du Pays des Cévennes est étroitement liée à l'idée qu'il existe une raison d'être profonde justifiant de donner une existence politique a une entité caractérisée non seulement par une certaine cohésion géographique mais aussi et surtout par une forte cohésion culturelle.

Cette dernière trouve sa source dans l'Histoire longue et ancienne, de telle sorte que l'identification au pays se fait effectivement plus par rapport à "la Cévenne" en tant que communauté humaine déterminée, que par rapport à un secteur géographiquement délimité (même si une "aire cévenole", dans laquelle le périmètre du Pays s'inscrit, peut être identifiée).

Cependant, la réunion politique d'un ensemble aussi vaste, caractérisé par des idéaux de liberté et une très forte propension à l'autonomie sociale et économique ne va pas de soi.

Ainsi, depuis plus d'une décennie, plusieurs tentatives de création d'un Pays des Cévennes n'ont pu aboutir faute d'un consensus et d'une volonté collective suffisants.

Après différentes réunions de travail réunissant les représentants de la plupart des communes concernées (1er août 2002 à Allègre-Les Fumades et 31 octobre 2002 à Bessèges), un large consensus s'est dégagé entre les élus présents autour de l'opportunité de la constitution future d'un Pays des Cévennes et celle de l'engagement d'une démarche d'élaboration d'un projet commun pour le futur.

Le choix du portage de la démarche d'élaboration du projet territorial par la Communauté d'agglomération du Grand Alès-en-Cévennes a été retenu afin de permettre un avancement pertinent, cohérent et efficace de celui-ci. Un Comité de Pilotage composé de représentants des EPCI / communes concernés a été constitué, sur la base de la proposition des EPCI, afin de conduire les processus (projet et constitution organique).

Il s'est matérialisé par la signature d'une Charte politique d'engagement (fin février 2003) qui symbolisait la volonté commune des responsables et acteurs du pays de travailler ensemble dans le sens du bien commun du territoire et dans le respect de l'autonomie et de la liberté de chacun.

Cette Charte politique d'engagement, a en quelque sorte permis de sceller le pacte d'engagement qui lie les communes et communautés de communes autour de valeurs, d'objectifs et de règles communes partagées.

C'est à partir de ce moment que les acteurs du territoire ont commencé à élaborer ensemble un projet de développement et à s'inscrire dans une démarche de reconnaissance du périmètre et de constitution du pays (cf. termes de la loi Voynet).

La seconde, dite Charte de développement, synthétise justement les travaux des élus et membres du conseil de développement (et plus largement de l'ensemble des personnes qui ont participé au processus de travail) pour définir les orientations et objectifs du pays en matière de développement économique, social et environnemental.

Elle répond également aux obligations légales de la loi Voynet régissant les pays de se doter d'une Charte de développement partagée, afin d'une part de concentrer les réflexions et actions autour d'objectifs clairs et d'autre part de permettre aux partenaires territoriaux des pays (État, Région, Département) de contractualiser avec eux autour d'orientations de développement explicites et reposant sur un consensus entre des différentes parties prenantes.
 
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