La mine témoin à Alès
Chemin de la cité Ste Marie
30 100 ALES
Tél.04.66.30.45.15
www.mine-temoin.fr
Le musée du mineur à la Grand Combe
Vallée Ricard
30 110 LA GRAND COMBE
Tél.04.66.34.28.93
La mine a commencé à l'aube de notre ère. Dans d'anciennes mines de fer et de plomb, on a retrouvé des lampes et des outils de l'époque gallo-romaine, attestant une exploitation dès l'Antiquité.
Les premiers témoignages écrits font état d'une rente annuelle versée en 1230 par les exploitants de gisements de "terre noire" à l'abbé de Cendras, près d'Alès. Par la suite et jusqu'à la Révolution, les propriétaires du sol ont continué à extraire le charbon par des galeries ou des petits puits. L'Etat fait alors des mines sa propriété et, en 1810, elles deviennent des concessions perpétuelles.
Le monde industriel pousse à la concentration. A la fin du siècle dernier, on ne compte plus que trois compagnies à se partager le charbon cévenol : la Compagnie de La Grand-Combe, celle de Bessèges (les deux villes du même nom sont ainsi nées de l'exploitation de la terre noire) et la Société anonyme des houillères de Rochebelle.
Le bassin houiller est devenu l'un des principaux centres industriels de France et sa population est passée de 8 000 habitants en 1845 à 24 000 en 1896. Une activité à laquelle il faut ajouter la production de minerais à Vialas et à Villefort en particulier. De ces gîtes métallifères exploités depuis le XIIe siècle, on extrayait, par exemple à Vialas, le quart de la production française d'argent vers 1850, et l'on en aurait retiré environ 20 000 tonnes de plomb et produits divers, et 100 tonnes d'argent, entre 1850 et 1894.
Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le niveau des rendements des mines de charbon va stagner. La nationalisation intervenue en 1946 regroupe les compagnies. Les Houillères du bassin des Cévennes ainsi créées embauchent et modernisent certains puits jugés plus rentables. Un record de production est atteint en 1958 avec 3 300 000 tonnes avec un effectif de 20 000 ouvriers.
Cependant, cette période euphorique n'est que de courte durée. La concurrence d'autres sources d'énergie notamment contribue à des fermetures de puits. Et l'on parle très vite de licenciements, de reconversions... et à nouveau d'exode pour les Cévenols qui s'étaient accrochés au pays.
Dans le bassin d'Alès, il n'existait plus en 1980 qu'un seul puits : Ladrecht-Destival. Quand les Charbonnages renoncent à l'exploiter, les gueules noires entament une grève et occupent la mine durant treize mois. Leur action est soutenue par des mineurs d'autres continents. Ils pourront reprendre le travail en juin 1981. Mais l'exploitation a finalement cessé fin 1984. Un baroud d'honneur pour les mineurs cévenols.